Quinzaine de l’Europe : Dôlè (Gabon) et Les Belles Cicatrices (France)
Dôlè (Gabon)
de Imunga Ivanga• 1999• 1h20
À Libreville, de larges avenues et des immeubles modernes masquent les constructions précaires traversées par des rues serpentines. Mougler et ses amis, cinq garçons d’une quinzaine d’années, survivent dans ce quartier misérable. Ils sont livrés à eux-même, à l’exception de Mougler qui prend soin de sa mère malade. La « bande », lassée de ses larcins quotidiens, décide de dévaliser le kiosque du « Dôlè », la nouvelle loterie qui fait rêver toute la ville. Mais ce kiosque est gardé par un homme armé et amoureux de la boutiquière aux formes généreuses. D’autres préoccupations surgissent dans l’existence de Mougler : sa mère de plus en plus malade a besoin de médicaments fort chers. La quête d’argent prend pour lui et ses amis un tout autre sens ! Tourné avec des acteurs non professionnels (de jeunes lycéens qui jouent leur propre rôle), Dôlè vaut d’emblée par sa justesse de ton : ni trop sérieux, ni trop désinvolte. Ce premier long-métrage fort prometteur dépeint avec tendresse et lucidité la jeunesse des grandes villes d’Afrique et d’ailleurs. Ces jeunes sont passionnés de rap, la musique qui porte la contestation à travers tout le continent !
Les Belles Cicatrices (France)
de Raphaël Jouzeau• 2024• 16min
Gaspard aime toujours Leïla. Un mois après qu’elle l’ait quitté, ils se retrouvent dans un bar bondé. Alors que le rendez-vous tourne mal et qu’il sent les larmes monter, Gaspard se réfugie sous la nappe. Loin des regards et plus près des souvenirs.

